Section VI: Euphorie et colonie matérialiste
Deuxième Seringue
Il est tombé dans un pommier
Il est mort depuis, c’était demain
Je lui acheté des billes de chat
Il m’a permit d’y avancer le couteau, la plaie est fracturée
Le coup de marteau a écarquillé les yeux
La meringue s’est réveillée d’un sûr son
Une pluie combattante ébranle l’amusement
Un après-midi sous la robe de l’aube
Le chèvrefeuille nous a rabattu de ses ciments afghans
Le cercueil hume bon le camembert d’hiver
J’offre au pâtissier une bronche d’or
Après le tumulte, le vent s’en va faire entendre
La paillasse affiche néant, malgré l’affrontement
Le filtre enchanteur a fait disparaître l’effet
L’aube de trop
L’enchevêtrement acrobatique arcqueboute les natures emphatiques
La missive cérébrale du nain n’a de jonction
Quelques bribes, qui ne rimes à rien
C’est le peu que je peux faire
Le fond, la forme et le néant se confondent
Je ne supporte le passé
Je ne vis plus dans le présent
L’avenir ne peut rien pour l’instant
La paresse m’étouffe, ne n’est plus poésie
Seul Bacchus a saucé son meuble
Et la fille qui se trompe nie
L’univers a courbé la tête
La face de la réalité change
Émotionnellement, je suis vide de tristesse
Goût amer, mots fastidieux
J’ai l’air d’avoir chargé d’écriture
Ça va avec le personnage
Plus grand’chose est valable
Seule la mort vaut son pesant d’or
Narme Thibaut
