R1S1P7 et P8

Le noctambule d’hivers

Il est de ces nuits,
Où l’orage de vos draps
Vous pèsent indéfiniment.

De ces nuits,
Où votre esprit évasif
Est retenue par l’organicité de sa coque.

Il est de ces nuits
Où vos rêves possessifs
Vous tirent vers le sommeil.

De ces nuits
Où vos angoisses matérialistes
Vous poussent à l’éveil.

Il fait mauvais d’être omnubilé
Par des moyens devenus but,
Par une nuit d’hivers.

La seringue

Les fleurs d’automne tombent des arbres
Et les feuilles, des immeubles enneigés.

Je me pavane stupidement sur le sable de la plage.
La chaleur du manteau gris me pousse à me jeter à l’huile ;
Je frétille délicatement.

Les yeux de la marmotte sont tendrement tournés vers moi,
Alors que je flotte comme un pique à glace
L’aluminium qui me surplombe lui donne le sourire
Elle a les pommettes absorbées.

Mon pantalon léopard est tout vert,
Je sens en moi le végétarien taciturne.
La marmotte m’invite à danser.

Les vibrations sonores lobotomisent mon esprit.
Je bouge ridiculement avec du chocolat frit ;
Le magnésium me redonne goût à la pensée.

Des robots vengeurs viennent me disculper.
Je n’ai pas de chapeau sur la tête
Et je donne mes bonnes grâces à la boite en forme de cœur.

J’ai vécu un poème organisé ;
Il était tout désordonné.
Je l’ai jeté au sphinx de Carnac.

Thibaut Narme.

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