R1S4 Partie 3

Métal

« Je suis le métal, qui te ressemble.
Métaux, ô combien impure, qui te refroidit,
Qui, comme ton cœur de pierre, te rend plus dure.
Écoute les mélodies qui t’entourent ! Elles sont comme toi… »

 

Petite seringue de verdure

Les fleurs tombent de l’arbre
Et la neige des immeubles
Et je sens en mon âme
Le doux parfum de l’automne

Bourdonnement amoureux

 

Peux-tu sentir le bourdonnement amoureux qui frôle ta peau ?
J’ai trouvé dans nos différences une manière de m’aimer
Machiste, sexiste, je me trompe de coupable
Je devrais avoir de la faiblesse, je l’aurais bien mérité

 

Illusions juvéniles

 

Là où tout est illusion, j’ouvre encore les yeux
Je les ouvre et me trompe de vision
Car après tout je suis sourd, non aveugle
Et la meule de l’esprit se conditionne à l’extérieur

 

Je suis un jeune dérobé

 

 

Poète ridicule

 

Je suis l’incrédule, la fleur verte de lys au milieu des ténèbres
J’observe le fardeau visqueux, prêtre de ma plume, alignant des vers mal proposés
Prosateur, ennemi des comptes, admirateur libertins sans expressions
Je suis le poète à l’attribut galant, à la plume mal tenue

 

Sans réelle fin

 

Les généreuses illusions sauvegardent des autres tromperies
L’aveugle n’est chanceux que si‘il y voyait le saint Satan
L’hérétique, dénudé ou habillé, n’a rien de plus blond ou bleu
Une nuit me suffirait à me convaincre de cette nécessité

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